29/01/2005

Labyrinthe.

© Alain Gattegno SABAM

 

 

Je me saoule de vous courir de gauche à droite.

 

J’aime...

J’aime voyager au milieu des mots, sur le chêne rugueux d’une table,
Si la pensée vole, les mots vont à pied et deviennent les murs d’un labyrinthe indicible, hâtivement parcouru par des regards alanguis.

J’aime l’ivresse des mots qui courent au devant de ma main.
Je me heurte à l’un, l’autre me séduit.
J’explore des phrases nouvelles.
Les mots sont rouges, bleus, verts, jaunes, sombres, lumineux.
Encore et encore les découvrir, avec leur traquenard ou leur sensualité.


Jusqu’à cet instant où écrits, ils offrent leur virginité à mes yeux qui n’y croient pas,

à vos yeux complaisants, vous qui humez la fragrance des phrases vanillées.

J’aime les voyages le long des rails de phrases sans buts.
J’aime l’exploration des mots recouverts par une poussière désuète,
Je cours les dédales précieux de leurs constructions,
parfois solitaire, parfois avec vous sempiternels chemineaux des livres.


De grâce, si vos yeux venaient à se lever sur moi, ne me laissez pas seul devant un point d’interrogation!


Où êtes-vous ? Quel fil d’Ariane me laissera entrevoir la sortie de ce dédale tellement espérée.
Peut-être redoutée après tout.
Parce que les mots font mal parfois.
Parce que les phrases sont dures parfois.
Parce que le verbe, tel un amant inconstant, nous trompe sans vergogne.

Je tâtonne, à gauche, à droite:
Sécurité, tranquillité, habitude.. Tiens un cul-de-sac!
A gauche, à droite.
Autonomie, solitude, éloignement... Tiens une impasse!


Je tends devant moi des mains en espérance, je tâte et devine les murs du labyrinthe, je saisis quelque chose...

Mais...


Mais sapristi c’est une phrase!


Et quelle phrase! Une phrase tendre.
Ah! Mots je vous aime!



18:13 Écrit par Al. | Lien permanent | Tags : labyrinthe, phrase, mot, mots, phrases, table, ecriture, dedale, verbe |  Facebook |

17/09/2004

Femme de tous les jours.

                                                                                                                                   © Sabam Alain Gattegno.
 
Je suis la femme de tous les jours
l’épouse du meilleur pour le pire
tu ne penses plus à mon désir
que tu sculptais de tes doigts gourds.
 
(refrain)
 
Tu étais mon prince, mon héros
j’ai cru en toi et pardonné
les maîtresses qui t’ont passionné
tu me dédaignais encore trop
 
(refrain)
 
J’ai mis des perles dans les cheveux
ternies par ton indifférence.
Je voulais être la préférence
admirée par ton regard bleu.
 
(refrain)
 
Maint'nant que l’enfant est parti
les sens vides, morne horizon,
tu parles d’amour sans un son.
Inutile, tu combles mon lit!
 
(refrain)
 
Je suis encore vierge d’amants,
parle moi avec ta tendresse,
cet élixir, ce vin de messe.
Dis moi "je t’aime", il en est temps.
 
(refrain)
 
A ma prière tu restes sourd,
la clef est sous le paillasson,
mes amours seront foison.
J’étais ta femme de tous les jours.
 
(refrain)
 
REFRAIN.
Mes rêves éclatés
vont me déchirer,
j’ai pourtant aimé! 
Désaveu d’amour.
Femme de tous les jours.

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13/10/2003

Ma fille, tu as fêté tes 20 ans!


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


 

© Sabam Alain Gattegno.

 
Ma fille,
tu as fêté tes 20ans.
Tu est partie vivre ta vie.

Ma fille,
comme chaque soir,
je suis allée dans ta chambre,
te faire un bisou.
Le lendemain comme tous les matins,
j'ai préparé notre café.
seule devant ta place,
J'ai compris que mon enfant,
ma fille avait grandi!

Maman,
J'ai vu par tes yeux.
J'ai entendu par ton coeur.
J'ai espéré par ton amour en moi.

Maman,
maintenant,
je vais voir par mes yeux,
pour tes petits enfants.
Je vais t'entendre avec mon coeur.
Je vais espérer par amour pour toi.

Maman,
Je vais désespérer à chacune de tes rides.
Je vais avoir peur de la vie pour mon fils.
Je vais pleurer chaque mort qui vient,
à chaque fois que je prends un an.

Maman,
je ne te l'ai pas encore dit,
j'ai besoin de toi.





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08/08/2003

Maîtresses


 
 

 
 
 
 
 
© sabam Gattegno Alain.
 
Chez toutes mes maîtresses
Retrouver la chaleur de ton sein
Dans la tendresse de leurs bras
Chercher le parfum de ton corps.
De leurs extases, extirper
La moindre parcelle de notre bonheur perdu
Chez toutes mes maîtresses
Oublier que je me rappelle de toi
Dans la mmoire de leurs coeurs
Perdre l'obsession de ton ombre
De leur présence dans mes rêves
Imaginer des cauchemars sans toi.
Chez toutes mes maîtresses
Revivre sans toi sans joie
Ces moments que tu m'as donnés.
Mon coeur à l'ombre de leurs coeurs
Mourir, mourir de vivre sans toi.
De leurs vies, de leurs sangs
Boire la coupe de l'amertume
Chez toutes mes maîtresses
Prendre de leurs mains tes carresses
Que faire d'autre?
Tu m'as quitté
Tu m'es partie!





03:07 Écrit par Al. | Lien permanent |  Facebook |

Tout fout le camp!


 
 

 
 
 
 
 
 
© sabam Gattegno Alain.
 
A aucuns dictateurs ne pardonnez jamais,
D'humilier, de tuer ou d'asservir un gosse.
Un enfant qui meurt, c'est affreux, tristes laquais!
Quelle injustice! Retenez vos soldats féroces.
 
Ils ont, ces môm', des lendemains sans avenir.
Leur avenir incertain ras‚ par les balles.
Touchez pas aux enfants, non! Faut pas qu'ils expirent.
Boucles brunes, boucles blondes, mon idéal.
 
REFRAIN:
 
Ghetto, Kossovo, Kismayo, Sarajevo
Politiciens, militaires, tous des salauds.
Séparatisme, opium, blanche, tout est patraque!
Attentats et conflits sociaux: j'en ai ma claque!
Azerbaïdjan, Afgahanistan, Kurdistan,
La vie, la joie, l'amour, le sang, tout fout le camp!


 
Je vous raconte l'histoire de cet enfant:
Un tireur isolé à tué son pére,
Lui, qui le prenait sur les genoux en chantant,
Avec des regards de joie simple, pauvre hère!
 
Là,  dans cette yougoslavie si près de nous
Sa mère a eu le dos emporté, aussi, elle
Dans la cuisine, préparant la soupe au pistou
Un éclat d'obus en fît un repas cruel.
 
{refrain}
 
Comme famille pour le marmot, seul le grand
Reste, dans cette guerre fort meurtrière.
Et puis, le pauvre petit bout, la nuit venant
Rêve aux bras de ses parents et de son frère.
 
J'accuse l'humanité de non assistance
A enfants en danger, à enfants en danger.
Tout cela pourquoi? Pour l'argent triste pitance!
Faites quelque chose car cela doit changer.
 
{refrain}
 



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03/08/2003

Absence

 

 

 

 

© sabam Gattegno Alain.

Et puis elle est partie.
Je ne l'ai plus revue.
Que dis-je?
Si, je l'ai revue.
Je la revois chaque jour encore.
Mais c'est un rêve.
C'est un mirage
Aussi insaisissable
Aussi matériel que son absence.
 



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l'Inconnue


 
 

 
 
 

 
© sabam Gattegno Alain.

 Fragance de l'air.
Air du temps.
Belle inconnue qui passe.
Oiseau bleu dans ses yeux.
Rose des sables délicate,
éphémère.

Ses mains papillonnent
des paroles de tendresse
des paroles de sagesse.
Sentiments d'éternité.
Ai-je déjà parlé à son âme?

Connaîtrai-je les vallons qui l'on vu naître?
Y coulent les rivières de son enfance.
Sa fraicheur originelle.
Perpétuelle.
Naturelle.

Inaccessible.


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10/06/2003

Cassure.

 

© sabam Gattegno Alain.

 
Vallons obscurs
Terres noires
Je m'enterre
Ma belle fuit
Vers d'anciennes amours.

Oranges amères
Vanille fanée
Je transis
Ma belle se tourne
Vers le passé éphémère.

Espoirs déçus
Prince déchu
J'éclate
Ma belle s'évapore
Vers l'incertain.

Statues écrasées
Enfers maléfiques
Je brûle
Ma belle coule
La chape du non-espoir.

Pierres fendues
Gels infinis
Je tremble
Ma belle me fait l'amour
Mortellement détruit.


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